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Poêles à granulés

Bien régler son poêle à granulés

Finie la corvée de bûches plusieurs fois par jour, le poêle à granulés simplifie la vie quotidienne. Il permet aussi une meilleure régulation de la température. Mais pour bénéficier de tous ses atouts, il faut qu'il soit bien réglé, ce qui ne va pas toujours de soi. Mieux vaut s'entourer de précautions au moment de l'achat.

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Les poêles à granulés à bois sont la version moderne, pratique et efficace du poêle à bois traditionnel. Le granulé procure des avantages incontestables. Il est plus propre que la bûche, il évite de la manutention, il permet une autonomie de quelques jours impossible avec les appareils traditionnels. La régulation de la température se fait à la demande, la puissance est modulable sans les inconvénients d'encrassage et de mauvais rendement qui caractérisent la marche au ralenti quand les appareils brûlent des bûches.

L'importance des réglages

N'empêche que malgré ces atouts, nos tests en laboratoire ont bien mal débuté. Des poêles qui affichaient un rendement de 80 % atteignaient à peine 60 %. Bref, la débâcle pour certains modèles, et une certaine perplexité de notre part. Finalement, après quelques réglages, leurs performances se sont améliorées pour atteindre de bons niveaux. Le grand enseignement de ces essais, c'est donc que les poêles à granulés peuvent être des appareils très performants, mais seulement s'ils sont bien réglés. La difficulté pour le client, c'est qu'il ignore si c'est le cas. Il faut sans hésiter aborder cette question des réglages avec son installateur ou son vendeur avant de conclure l'achat. Un bon professionnel doit pouvoir y répondre en indiquant s'il dispose d'une fiche de réglages fournie par le fabricant ou si l'appareil effectue lui-même les réglages automatiquement. Certains installateurs sont très bien formés, d'autres moins. Les poêles sont parfois vendus par des professionnels qui maîtrisent la technologie de l'insert mais pas celle des appareils à granulés. Il faut insister lourdement sur cette question cruciale et prendre le temps de trouver un professionnel qui maîtrise le sujet. Cet élément est essentiel, car seul un réglage optimisé permet d'obtenir au quotidien les rendements promis par le fabricant et donc de consommer le moins de bois possible.

Label Flamme verte ou pas ?

Pour avoir droit au crédit d'impôt qui réduit de 40 % le coût de l'appareil s'il est acheté en 2009, il faut miser sur un poêle qui offre un rendement d'au moins 75 %. Le label Flamme verte, qui a été créé conjointement par les fabricants d'appareils de chauffage au bois et l'Ademe, l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie, est plus sévère et exigeait un rendement de 80 % minimum au moment de nos essais. Le test de « Que Choisir » démontre malheureusement que ce label n'est pas fiable. Sur les quatre appareils qui en sont porteurs, deux offrent un rendement inférieur au minimum imposé. Le problème provient du mode d'attribution de ce label. Pour que l'appareil y ait droit, le fabricant doit présenter un PV d'essai effectué dans un laboratoire notifié au niveau européen. C'est insuffisant. Il n'y a d'une part aucune vérification ultérieure sur des appareils en vente, et d'autre part l'exemplaire présenté en test au laboratoire a fait l'objet de réglages et de soins très particuliers : le fabricant est autorisé à fournir ses propres granulés et à ajuster les réglages en cours d'essai. Pour devenir crédible, le label Flamme verte doit renforcer ses contrôles.

L'approvisionnement en granulés

Inutile d'investir dans un poêle à granulés si vous habitez une région qui ne produit pas le combustible. Faire voyager les granulés sur des centaines de kilomètres par camion constitue une aberration écologique, ce qui est gênant quand on choisit une énergie renouvelable. « L'intérêt pour la planète » parfois annoncé comme argument de vente s'écroule alors. C'est aussi une aberration économique puisqu'un long trajet renchérit les coûts et le prix de vente. Les sites de granulation se sont multipliés dernièrement, mais l'Aquitaine, le Limousin et le Centre n'en ont toujours pas.

Le granulé peut s'acheter en vrac ou en sacs, il coûte évidemment moins cher en vrac mais il faut avoir investi dans un silo pour l'entreposer en toute sécurité, c'est un coût à prendre en compte. Quand on achète les granulés en sacs, mieux vaut les prendre par palettes plutôt qu'à quelques unités pour réduire la facture. Il faut ensuite les entreposer au sec.

Et puis il faut s'approvisionner en granulés de qualité. Des problèmes d'humidité et de composition ont provoqué des encrassements d'appareils il y a quelques années, mais le marché semble assaini. Les granulateurs sont devenus plus exigeants sur la qualité des sciures, tous les spécialistes le confirment. Les tests effectués récemment par nos confrères de « Test Achats » en Belgique sont d'ailleurs rassurants. Treize références de granulés de provenance différente ont été analysées. Les compositions sont correctes et les taux d'humidité compris entre 4,48 et 8,5 %, une seule référence a atteint 10,50 %. Quant au taux de fines qui mesure les poussières, un critère important pour éviter l'encrassement du poêle, il est inférieur à 1 % à deux exceptions près. La qualité du granulé ne semble plus poser problème.

Trois caractéristiques à examiner

Convection ou soufflerie ?

Il y a deux façons de propager la chaleur produite. Certains poêles à granulés pulsent l'air chaud par ventilateur, d'autres chauffent seulement par convection. Le fonctionnement par convection est plus silencieux, les ventilateurs diffusent plus rapidement la chaleur dans la pièce mais font un bruit perceptible. Les personnes qui craignent d'être incommodées par le niveau sonore peuvent s'orienter vers des modèles qui permettent de régler la vitesse du ventilateur. Le bruit est réduit à allure réduite.

 

La capacité du réservoir

C'est une lapalissade, plus les réservoirs sont grands, plus longue est l'autonomie de l'appareil, on le recharge moins souvent en granulés. C'est un critère qu'on peut prendre en considération au moment du choix.

 

Le cendrier amovible

Les testeurs ont apprécié la présence d'un cendrier amovible, il facilite le nettoyage des cendres. C'est un « plus » qu'il ne faut toutefois pas transformer en critère de choix prédominant, les appareils à granulés émettant beaucoup moins de cendres que les modèles à bûches.